mercredi 6 novembre 2013

[Review] Miss A - Hush

Nous y voici, les Miss A sont enfin de retour!


Mais avant toute chose, je voulais vous manger le cerveau avec cette chanson, puisqu'à chaque fois que je vois le titre Hush, je ne peux m’empêcher de penser à cette chanson de Kajagoogoo qui date de 1983, et il n'y a pas de raison que ce soient toujours les mêmes qui morflent, ne me remerciez pas.



Voila, maintenant que vous êtes bien dégouté de ce que vous venez de voir et que vous ne voulez plus lire cette review, on peut commencer.

Cette fois-ci c'est au tour de E-Tribe de s'y coller, le duo de compositeurs de choc, ayant travaillé sur beaucoup de chansons de l'univers de la Kpop music tel que Yayaya des T-ara, Gee des Girls' Generation, ou encore U-Go-Girl de Lee Hyori (et 49 autres musiques), et producteurs des DalShabet.
J'étais parti pour vous dire que E-Tribe ont fait du bon mais surtout du mauvais, j'étais assez dégouté lors de mes premières écoutes de Hush, mais comme vous pourrez le lire un peu plus bas, je fut forcé de réécrire cet article.


Nous sommes donc mercredi 06 novembre, et Hush le single tant attendu du retour des Miss A sur le devant de la scene pointe le bout de son nez.



A l'inverse de beaucoup de girlsgroup, Miss A continue dans sa lancée en suivant l'exemple de I don't need a man, sorti il y a un an, qui fut un excellent titre, bien que perturbant car minimaliste, et cette fois-ci avec Hush, c'est carrément frustrant de minimal... du moins à première vue.
En effet cette chanson m'a fait ressentir un effet pervers que vous devez probablement ressentir vous aussi en l'écoutant, veuillez me pardonner par avance pour les propos que je vais tenir.
Sachez que je réécris ces lignes pour la deuxième fois, au départ pour moi Hush était similaire à une pratique sexuelle sadomasochiste qui doit probablement exister, faisant constamment monter la sauce, durer le plaisir, mais empêchant à chaque fois d'atteindre le climax, et que seul le refrain présentait un réel intérêt dans cette chanson.
En gros, une chanson un peu décevante mais tout de même agréable.

Puis, toujours en écrivant cette review j'en suis venu à analyser la piste instrumentale en détail, et c'est à ce moment précis que je me suis rendu compte du génie de ce titre, en réalité on ne se retrouve pas face à du easy listening primaire (qui est la base de toute chanson pop à succès).
La preuve, il a fallu que j'approfondisse pour réaliser la complexité de son contenu. Alors observons tout ça de plus près.

Le premier couplet n'est composé que de guitare sèche, d'un piano, et de percus type bongo.
Le plus étonnant c'est que la première ligne de basse n'intervient seulement qu'à partir du premier refrain pour réapparaitre en milieu de second couplet (soit le milieu de la chanson) jusqu'à la fin.
La basse occupe l'espace vide d'une chanson, lui donnant de la présence, et elle n'est réellement introduite que pendant la deuxième moitié de la chanson hein, faisant donc apparition en même temps que le synthé (deuxième surprise).
Hush va pouvoir prendre de l'élan qu'à partir de cette deuxième partie et s'intensifier enfin. Par conséquent, les refrains prendront eux aussi de l'amplitude lors de ce dernier rush.

Le pont tranche avec le reste de la chanson, en mettant le synthé au premier plan, l'instrument qui fut absent au départ laisse sonner ses notes, donnant cette grosse sensation de ralenti (habilement mise en application avec deux séquence slow motion à ce moment du clip), quelques secondes pour respirer avant d'atteindre le point culminant de cette chanson.
Point qui lui même va nous mener à une conclusion expéditive, qui donne cette sensation de fin bâclée et c'est ce que je reproche à E-Tribe, c'est d'avoir eu la fainéantise de ne pas terminer la chanson convenablement, déjà qu'elle n'est pas aussi accessible qu'il n'y parait, la laisser se stopper net c'est choisir la facilité, un peu limite et ça ne rend pas honneur au travail effectué sur le reste de cette musique.

C'est donc après analyse que l'on se rend compte que le but principal de Hush, est d'augmenter en intensité de manière extrêmement lente en crescendo constant, ce qui fait que l'on ne se retrouve au final jamais avec une seule partie identique, que ce soit les couplets ou les refrains. Le chant ne change pas et pourtant la musique n'est pas la même, malgré la ressemblance évidente liée à la mélodie.


Je vais passer rapidement sur les paroles, qui selon moi traduisent en quelque sorte une histoire de pulsion et de désir (j'y ai même vu des grosses allusions sexuelles), mais d'apres le retour de certaines fans ce serait une traduction des sentiments féminins qui s'expriment à travers leurs cinq sens.
L’interprétation change certainement en fonction de si vous êtes une femme ou un homme hahaha.


Parlons du clip:

Des douches de vestiaires pas entretenu, une rame de métro délabrée, un appartement abandonné, une boutique ravagée... c'est dans ce décor cradingue à l'ambiance post-apocalyptique que se déroule le mv, qui n'a donc aucun rapport avec la chanson et n'est la que pour apporter une touche visuelle, sans réel lien avec cette dernière.
Cela dit, d’après une news que j'ai lu sur un fansite du groupe, si Hush fonctionne bien, il pourrait y avoir d'autres versions à l'avenir, n'ayant pas d'autre source à ce sujet, on prend avec des pincettes, même si ce serait avec plaisir.

Pour le reste, des images valent mieux qu'un long discours.







Suis-je le seul à avoir vu une variante de ce fameux move originaire de Good Girl Bad Girl?

Par contre il faudra m’expliquer le délire des pantalons de fétichiste, une passion cachée de Park JinYoung?

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Conclusion:
Au final, cette chanson qui me paraissait être la moins bonne depuis le début des Miss A s’avère être un masterpiece.
Une chanson entrainante, très subtile, et surtout techniquement intéressante, qui nécessitera plus d'une écoute pour beaucoup de gens.

Je vous donne rendez-vous d'ici deux semaines pour la review de l'album complet avec des photo et tout!